Introduction
Yes est l’un des groupes les plus influents et durables du rock progressif. Durant les années 70, il fut considéré comme l’un des groupes les plus populaires de l’Angleterre, toute musique confondu.
À l’instar des groupes cultes du rock progressif, le son de Yes est unique. Il capte votre imagination, vous emmène à un endroit où aucune autre musique ne peut, vous attrape émotionnellement d'une manière qui vous fait vraiment investir et immerger dans leur univers. Sans aucun doute, il y a un voyage spirituel à travers la musique du groupe.
Sorti en 1972, Close To The Edge fut, avec l’album Fragile sorti un an plus tôt, la concrétisation du groupe Yes. Il est régulièrement considéré comme un monument du rock progressif, voire de la musique moderne dans son ensemble. J’aime croire fermement que cette œuvre entière ait été directement inspirée par une divinité quelconque. Il est facile de penser ainsi lorsque l’on connaît les tendances spirituelles et mystiques du parolier et chanteur du groupe, Jon Anderson. L'humeur musicale de ce joyau est tour à tour joyeuse et réfléchissante, mystique et terre-à-terre et sensationnelle et pastorale.
Membres du groupe au moment de l’album
Jon Anderson (Chanteur et parolier)
Les chants de Jon Anderson ont rarement sonné aussi angéliques que dans cet album. Sa voix, particulière et unique, est un outil nécessaire à l’image globale que tente de peindre le groupe sur Close To The Edge. Le timbre de sa voix est parfaite pour ce genre musical, à l’instar de Getty Lee (Rush) et Roger Hodgson (Supertramp), entres autres. La profondeur de ses textes et le mariage parfait entre son œuvre lyrique et sa livraison vocale quasi-parfaite font parties des grandes raisons que ce micro-sillon est l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’histoire du rock progressif. Il était de plus en plus intéressé à explorer son côté spirituel et influencé par le roman de Herman Hesse, Siddhartha. Une œuvre bouddhiste dans laquelle un homme indien, vivant à l’époque de Bouddha, éprouve un éveil intérieur à travers la nature. Ces thèmes explosent également sur l'album, autant lyriquement que musicalement.
Steve Howe (Guitares electrique, guitare accoustique, sitare electrique et vocalises)
Sur Close To The Edge, Steve Howe démontre pourquoi il est l’un de meilleurs guitaristes de l’histoire du rock progressif. Il est le leader musical de cet album. Parfois protagoniste et parfois antagoniste, sa guitare est plus qu’un instrument sur toutes les pièces de l’œuvre, elle complète les chants afin de nous imager les thèmes.
Rick Wakeman (Synthétiseur Moog, orgue Hammond, piano, mellotron, clavecins et autres claviers)
Si Jon Anderson est le cœur, les claviers de Rick Wakeman représentent sans aucun doute l’âme de Close To The Edge. C’est par le merveilleux talent de ce virtuose que passent les plus grandes émotions de cet album. Les sons, qu’il exécute, sont puissant, majestueux et viennent vous chercher droit au cœur. Sans déclarer qu’il soit le plus grand, il est nul doute que Rick Wakeman fait parti des Dieux du claviers, en compagnie de Rick Wright (Pink Floyd), Tony Banks (Genesis) et Keith Emerson (Emerson, Lake & Palmer).
Chris Squire (Basse et vocaliste)
À ma connaissance, je n’ai jamais entendu de bassiste aussi peu orthodoxe que Chris Squire. Sur Close To The Edge, sa basse est vivante, comme une sorte d’animal sauvage qu’on a sorti de sa cage. Les sons qu’il obtient semble impossible. Il est souvent difficile de croire qu’ils peuvent provenir de cet instrument en particulier. Squire est le principal responsable des changements de temps de l’album. L’une des principales caractéristiques de ce chef-d’œuvre. Sa basse joue le rôle de maître d’orchestre.
Bill Brudford (Batterie et percusions)
Ayant pourtant la réputation d’être moins créatif que le reste du groupe, Brudford forme, avec Chris Squire, le fil conducteur de l’album grâce à son rythme peu conventionnel, mais entraînant, comme une odeur familiale que l’on accepte aveuglément de suivre dans un sentier étrange et inquiétant. Il ne s’agit pas du tout d’un style traditionnel de batterie mais, une fois apprivoisé, ouvre des portes inconnus de l’esprit.
Couverture de l'album
La couverture a été conçue et illustrée par Roger Dean, désormais considéré comme une icône du rock progressif, sans être un musicien, mais plutôt le créateur le plus célèbre de couverture d’album de ce genre musical. Au fil de sa carrière, ses œuvres se sont vendues à plus de soixante millions d'exemplaires dans le monde entier. Mais, il est surtout reconnu pour son association avec le groupe Yes. La couverture a marqué la première apparition du logo emblématique du groupe, placé sur le dessus d’une conception minimaliste illustrant un dégradé graduel linéaire, du noir au vert. Une fois ouverte, la pochette du disque révèle une magnifique illustration d’une cascade coulant de tous les côtés du lac. La cascade se remplit constamment afin de symboliser l’éternel recommencement, ainsi que la continuité en tout sens. Cette image représente tout à fait le côté mystique du groupe, plus précisément de son chef de file, Jon Anderson.
Les Chansons
1. Close To The Edge (18:50)
En marge de notre existence, normale et profane, veille une divinité ou une morale intérieure toujours présente. Peu importe sa religion ou sa doctrine, cette conscience nous sécurise et nous protège des malheurs de la vie. Telle est la symbolisation de la pièce titre. La chanson traite d’un abandon à une croyance et à la fois d'une perspective personnelle et universelle. Le génie de cette pièce, c’est qu’elle est divisée en quatre parties, afin de représenter les quatre saisons sur terre. Cette idée est directement inspiré de l’éveil par la nature du roman Siddhartha.
1er mouvement : The Solid Time Of Change (L’été)
"Crossed the line around the changes of the summer
Reaching out to call the color of the sky
Passed around a moment clothed in mornings faster than we see"
Mélodie : La pièce débute par des sons d’oiseaux et de nature ambiante soutenus par un fond de claviers. Nous commençons en été. La première partie instrumentale, représente l’apparition initiale de la vie sur terre. Chaotique et non structuré, la musique symbolise la transition de l’homme de son état spirituel à son éveil physique. Suit ensuite un solo de guitare frénétique de Steve Howe, conduisant à une rupture puissante lorsque le thème de la chanson fait son apparition, une fois de plus joué magistralement par le guitariste. Plus tard, le chant particulier de Jon Anderson est brillamment accompagné de la cithare électrique et contre-balance le rythme irrégulier des glissements de doigts sur les cordes de la basse de Chris Squire.
Paroles : Quand le chant débute, on constate que rien ne va avec l'humanité, le protagoniste a besoin d'aide. Il cherche quelque choses de divin à laquel s’accrocher. Selon les paroles d’Anderson, ce n'est que la révélation divine qui peut nous sortir des profondeurs de la disgrâce et nous purifier à un plus grand mode de vie. Elles sont libres d’interprétation selon votre religion ou votre doctrine morale. Dans cette partie de la chanson, la purification du protagoniste passe par le soleil ou plutôt ce qu’il représente, la divinité par la lumière. Cette première section de Close to the Edge représente donc l'été. Cette saison nous donne les plus longs jours, donc la plus longue lumière directe du soleil. Le mouvement passe par quelques versets, puis un refrain dans lequel l’interprète est appelé à débuter une quête spirituelle.
2e mouvement : Total Mass Retain (L’automne)
"Guessing problems only to deceive the mention
Passing paths that climb halfway into the void
As we cross from side to side, we hear the total mass retain"
Paroles : La brillance de ce 2e mouvement, c’est que bien qu’elle soit supposée représenter la saison de l’automne (fall), elle représente aussi la quête de l’homme de se remettre de sa chute (fall). Donc, en plus de représenter une saison, Anderson joue avec le mot ‘‘fall’’ afin de lui donner un deuxième sens. Siddhartha enseigne que la vie est la souffrance. Par cela, il voulait dire que peu importe vos triomphes, quel que soient vos plaisirs, ils seront toujours suivis par la douleur et le désespoir. Plus il y a d’extases, plus il y a d’agonie. Je pense que nous avons tous eu l'expérience de ce grand et glorieux évènement, rempli de bonheur. Pourtant, une partie de nous ne peut véritablement en profiter pleinement car elle/il sait (ou croit savoir) que cette bénédiction n’est juste qu’une bouffée de vent transitoire. Ainsi, les paroles de cette section recommande de reconnaître que c'est l'essence de la vie. Soit vous souffrez maintenant, soit vous souffrirez dans l'avenir. Cette affliction est due à l’accrochement égoïste au désir du protagoniste. Si l’on transpose cette analogie à la nature, durant la transition été/automne, le soleil fait de plus en plus place à la noirceur. La lumière s’éloigne tranquillement, pour faire place à une dominance ténébreuse. Les feuilles meurt et les arbres tombent dans un profond sommeil.
Mélodie : Squire (basse) et Bruford (batteries) dirigent de nouveau la pièce musicale avec plusieurs changements d'accord par la guitare d’Howe et des effets de claviers par Wakeman. Le thème de la chanson fait ensuite une autre appariation, mais cette fois-ci interprété par l’orgue de Wakeman. Ce qui signifie une brèche importante dans la pièce, amenant ainsi le 3e mouvement.
3e mouvement : I Get Up, I Get Down (L’hiver)
"In charge of who is there in charge of me
Do I look on blindly and say I see the way?
The truth is written all along the page
How old will I be before I come of age for you?"
Paroles : Dans le 3e mouvement, le personnage poursuit sa quête de la connaissance et de la vérité. Cependant, la peur, l’insécurité et l’inattendu lui fait peu à peu perdre sa foi. Symboliquement, il entre dans l'obscurité de l'hiver.
Mélodie : La beauté du mouvement est que le héro résiste et se questionne pour finalement s’abandonner à sa spiritualité. Après l'énergie très frénétique de la 2e partie, la mélodie passe par un coda étendue et un chemin de progression dans un passage d'une profondeur étonnante. Si vous ne l'avez jamais fait, obtenez une paire d’écouteur décente et écoutez le passage entre le 2ème et le 3ème mouvement. Remarquez à quel point certaines sonorités sont si éloignées. Les musiciens ont peint un paysage sonore complet. Il est vraiment magnifique. De leur propres aveux, les membres du groupe ont passé un mois de studio pour accomplir ce petit 3 minutes musical. La demi-mesure n’existe pas dans le rock progressif. Ce passage débute par un doux et caverneux clavier, parsemé de sitar et d’enregistrement donnant l’impression que de fines gouttes d’eau tombent épisodiquement dans un grotte en obscurité. Apparaissant peu de temps après, un simple battement de clavier émerge silencieusement, avec trois niveaux d’harmonies vocales réfléchissantes (Anderson, Squire et Howe). Subséquemment, tout s'accumule dans un crescendo d'orgue majestueux, arrêté seulement une fois pour une reprise du chœur du mouvement ‘‘I get up, I get down’’, puis redémarré une fois de plus. Alors, Wakeman fait un passage triomphant sur son synthétiseur Moog et nous sommes enfin plongés dans la section la plus chaotique, mais la plus joyeuse.
4e mouvement : Seasons Of Man (Le printemps)
"Close to the edge, down by the river
Down at the end, round by the corner
Seasons will pass you by"
Paroles : C'est maintenant le printemps. L'homme a traversé l'hiver sombre de son âme. Il a surmonté ses démons et a décidé d’embrasser la vérité. Il est descendu dans l’obscurité pour revenir dans la lumière. Il est maintenant prêt, suite à une glorieuse danse festive, de s’abandonner à sa divinité ou sa doctrine morale. Donc, le 4e mouvement représente une sorte de célébration et de conclusion de ce récit.
Mélodie : Toute la musique et les paroles, résumé d'une manière cohérente, créent un climax ultime. La mélodie débute par le thème de la pièce, une fois de plus illustrée par le synthétiseur de Wakeman, mais cette fois-ci de façon très accélérée et accompagnée par la basse de Chris Squire. Suivi d’un solo d’orgue Hammond épique de Wakeman et de soubresaut de la basse de Squire. Il s’agit de mon segment favoris de la pièce. Le tout témoigne de la virtuosité incroyable de ces deux musiciens. Il m’est très difficile de trouver un meilleur duo pianiste/bassiste de toute l’histoire du rock et peut-être même de la musique en tout genre. Les dernières paroles sont chantées, jusqu'à ce qu’une grande finale, avec l'apparition une fois de plus, des sons d’oiseaux et de nature ambiante soutenus par un fond de claviers. Terminant ainsi brillamment la pièce de la même façon qu’elle a commencée. Ceci symbolise la fin d'une année pour en commencer une autre !
2. And You, And I (10:09)
Note : Après une grande épopée comme Close to the Edge, le groupe a eu une tâche difficile, composer une chanson qui soit à la hauteur de la première. Au lieu de faire une compétition de complexités, Yes a créé une pièce plus mélodieuse et douce avec une structure et un ordre parfait. Elle comprend quatre sections également : Cord Of Life, Eclipse, The Preacher The Teacher, et Apocalypse. And You And I est une excellente représentation de la complexité du rock progressif. Une chanson d’amour, mais construite en multiples facettes. Le rythme et les paroles sont, à la base, romantiques mais il n'y a pas de concession à la gaieté ou aux pleurs, seulement une histoire à raconter. C'est une des chansons d'amour ultime du rock progressif, une sorte de pureté qui ne peut être égalée. Ce qui est drôle, c'est que ‘’je t'aime’’ ou même le mot ‘’amour’’ n'y est jamais mentionné. Au contraire, les textes de Jon Anderson sont fait tout en subtilité pour faire place à la mélodie qui en dit parfois plus que les mots eux-mêmes. ‘’Donner une voix à la musique", voilà un mantra important pour tous les artistes de ce genre musical. Dans la pièce, la guitare et la basse sont responsables de créer une atmosphère impressionnante, mais s’ensuit d’une musique tout à fait inspirante, mené de main de maître par le virtuose Rick Wakeman, dans un crescendo jusqu'à une fin majestueuse et fabuleuse. Il n'est pas surprenant que beaucoup de gens considèrent cette pièce comme leur chanson préférée de Yes.
1er mouvement : Cord Of Life
"Coming quickly to terms of all expression laid
Emotions revealed as the ocean maid"
Paroles : Cord of Life met en scène le protagoniste de la chanson qui ressent graduellement de l’amour pour une fille ou un garçon (le sexe du personnage, ni son orientation sexuelle, l'ambiguïté étant un qualitatif récurant). Au départ, il est tourmenté par le fait qu’il devient de plus en plus attaché. Mais fini ensuite par s’abandonner aux sentiments qu’il éprouve. Subséquemment, l’amour des deux personnages commence à prendre vie.
Mélodie : La piste débute par une douce introduction représenté par la guitare de Steve Howe. Les instruments prennent ensuite tranquillement un chemin et un rythme très défini clairement marqué par la basse de Chris Squire et la batterie de Bill Bruford, pas de chaos ou de confusion, tout s'intègre parfaitement. Après cette introduction vient une belle et complexe œuvre vocale parfaitement interprété par Jon Anderson et très bien complétée par les chœurs.
2e mouvement : Eclipse
"As a movement regained and regarded both the same
All complete in the sight of seeds of life with you"
Mélodie : Puis, vient l'explosion musicale pilotée par le clavieriste Rick Wakeman, complémentée par la basse de Squire. Cette section est si émotive, si étonnante. Elle me donne l’impression d’un vaste océan en tempête, plonger dans les ténèbres; les vagues frappant violemment les rochers, l’éclair transperçant le lit de la mer et le ciel criant de mille douleurs. Les cordes spectaculaires du Mellotron de Wakeman et les cascades de ‘’slide-guitare’’ de Howe ont le pouvoir d’engendrer et parallèlement, de représenter les émotions ressentit par les deux personnages du récit d’Anderson.
Paroles : Eclipse semble être une représentation épique de la puissance pure générée par leur amour.
3e mouvement : The Preacher, The Teacher
Mélodie : Après la turbulence d'Eclipse, un doux passage de guitare mène a une très belle section où le clavier souple se fond à nouveau avec la voix de Jon Anderson.
Paroles : The Preacher, The Teacher nous apporte plus de précision au sujet du conflit du protagoniste. Le prédicateur (Preacher) étant le côté spirituel de lui. L'enseignant (Teacher) étant le côté logique de lui. Lors de sa rencontre avec son/sa partenaire, ces deux fractions de lui-même étaient en guerre et continuent toujours d’entrer en conflit l’une avec l’autre, mais ils acceptent et immortalisent le fait que l’amour du personnage principal représente toute sa vie, et c'est tout ce qui compte finalement. Il réalise à quel point son monde était sans vie avant de la ou le rencontrer.
4e mouvement : Apocalypse
"And you and I climb, crossing the shapes of the morning
And you and I reach over the sun for the river
And you and I climb, clearer towards the movement
And you and I called over valleys of endless seas"
Paroles : Apocalypse n’est pas exactement au sujet de la fin du monde mais représente plutôt, une fois lié l’un envers l’autre, l’unité éternel des deux personnages. Que le reste de l’humanité n’existe plus, en ce qui les concerne. Ce n’est que toi et moi (And You And I). Même après leur mort, leur passion transcende la Terre dans les cieux et l'éternité.
Mélodie : Le céleste solo de clavier de Wakeman débute le dernier mouvement de la chanson. Sur cette pièce, l'approche de claviériste est totalement différente. Au lieu du style fondamentalement Baroque de la pièce titre, il crée un musique plus douce, mélodieuse et plus moderne, mais sans exemption de drame. Menant ensuite au moment final, alors que la voix d’Anderson et la guitare d’Howe, douces et apaisantes, concluent la pièce. Voilà comment vous créez une chanson d'amour non conventionnelle.
3. Siberian Khatru (8:57)
"Even Siberia goes through the motions ..."
Mélodie : L’album Close To The Edge est un équilibre parfait; La pièce titre est complexe, du style Baroque, And You And I est une chanson romantique, plus douce et mélodieuse ... Quoi de mieux que de conclure le micro-sillon par une mélodie plus dure et plus rock afin de compléter le contraste? C'est exactement ce qu'accompli Siberian Khatru. Siberian Khatru débute par un "riff" accrocheur de Steve Howe (apparemment créé par le batteur Bill Brudford). Le style typiquement rock, puissant et dynamique, se transforme en style plus classique et mélodieux, parsemé de trames vocales exquises. Encore une fois, le travail de clavier de Rick Wakeman est remarquable en utilisant des passages semi baroque qui changent soudainement en sections explosives où la guitare électrique de Steve Howe prend la tête et la voix de Jon Anderson sonne plus à l'aise que jamais. Les changements soudain sont répétés plusieurs fois pour garder la dynamique de la chanson. J'aime surtout les voix complexes d'Anderson et Squire à la fin de la piste qui mènent à une finale puissante. Une grande fermeture pour un grand album.
Paroles : Jon Anderson était fasciné par le mystère. Quoi de plus mystérieux que l'interdit? En 1972, le Rideau de Fer existait toujours et la Sibérie représentait le "no man's land". Son idée était de symboliser lyriquement, que malgré toute l'oppression politique et la rigidité climatique des lieux, la vie trouvait tout de même son chemin.

Une particularité de ce groupe, c'est le batteur qui aimait beaucoup jouer à contre-temps, c'est à dire qu'il aimait donner son coup de ''snare'' dans le contre-temps de la chanson et ceci est évidemment une signature encore une fois, ce que j'ai remarqué en réécoutant ces pièces. D'ailleurs et ayant débuté comme batteur dans ma jeunesse, j'avais fait remarquer à mes compagnons musiciens ce fait particulier et ils avaient tous trouvé ça génial.
RépondreEffacerEn ben bravo, excellente analyse encore une fois, bien joué :-) Je peux même avoué que je suis impressionné par l'exactitude de ton texte. Étant musicien, je n'ai jamais porté attention aux paroles des chansons ni même au sens précis de celles-ci, surtout à l'époque sauf pour King Crimson dont j'avais un pote anglophone qui me traduisait le texte, mais plus au génie musical qui ressortait de ces chansons.
Merci beaucoup.
EffacerC'est un sujet qui me passionne tellement.